Une maladie chronique telle que la néphropathie à IgA peut augmenter le risque de développer des troubles psychiques tels que l'anxiété ou la dépression2. Il est donc important d'en reconnaître les signes précurseurs et de demander de l'aide si nécessaire. Consultez votre médecin si l'une des affirmations suivantes s'applique à vous5 :
- Vous ressentez la plupart du temps de la tristesse, de l'angoisse ou un vide
- Vous êtes irritable, facilement frustré·e ou agité·e
- Vous vous intéressez moins aux loisirs et aux activités qui vous plaisent habituellement
- Vous avez des troubles du sommeil, par exemple vous vous réveillez très tôt, vous vous réveillez en retard, vous avez des difficultés à vous endormir ou vous vous réveillez fréquemment
- Vous remarquez un changement dans votre appétit ou votre poids
- Vous avez des pensées morbides ou suicidaires
Outre le soutien que vous pouvez obtenir auprès de votre entourage, vous pouvez renforcer vos propres capacités de différentes manières8. Ces suggestions ne remplacent pas les conseils des professionnels de santé, mais peuvent constituer une première approche utile.
En apprendre davantage sur la néphropathie à IgA
Le diagnostic d'une maladie chronique peut vous donner l'impression d'avoir perdu le contrôle de votre organisme et de votre vie3. Cela peut être effrayant. Cependant, en vous informant autant que possible sur la maladie, vous pouvez retrouver un sentiment de contrôle9. Cela peut vous aider à jouer un rôle actif dans vos décisions en matière de traitement et de thérapie9.
Pleine conscience
La méditation de pleine conscience peut vous aider à gérer vos émotions négatives en portant votre attention avec bienveillance et sans jugement sur l'instant présent10. Nous sommes facilement submergés par ce qui se passe autour de nous10. Être attentif à ses pensées, et les voir simplement comme des pensées, à ses sentiments, et les voir simplement comme des sentiments, peut aider à nous en libérer, car nous apprenons ainsi à lâcher leur emprise sur nous10.
La pratique régulière de la méditation de pleine conscience peut aider à diminuer le stress, l'anxiété et la dépression10. Elle ne nécessite pas nécessairement beaucoup de temps : de courtes séances de cinq minutes suffisent10. Vous pouvez méditer assis, debout ou en marchant, et même en combinaison avec d'autres activités telles que le yoga ou le sport11.
Vous trouverez des podcasts gratuits sur la méditation de pleine conscience en ligne ou via des applications mobiles.
Tenir un journal
Consigner vos pensées et vos sentiments sur papier peut vous aider à contrôler vos émotions et à y voir plus clair12. Cela peut être une stratégie utile pour classer vos problèmes, vos peurs et vos préoccupations par ordre de priorité12. Noter régulièrement comment vous vous sentez peut également vous aider à identifier les déclencheurs de vos émotions négatives, afin d'apprendre à mieux les contrôler12. Il ne s'agit pas seulement de se concentrer sur les pensées négatives ; vous pouvez également noter dans votre journal toutes les bonnes choses qui vous arrivent12.
Il ne faut pas grand-chose pour commencer12. Prenez simplement un stylo et du papier ou utilisez votre ordinateur ou votre smartphone, comme vous préférez12. Prenez régulièrement quelques minutes pour écrire ou dessiner tout ce qui vous semble important12. C'est à vous de décider si vous souhaitez partager cela avec d'autres personnes ou non12.
Activité physique
Ce n'est un secret pour personne que la pratique régulière d'une activité physique peut vous aider à améliorer votre santé mentale en vous apportant plus d'énergie et un état d'esprit plus positif13,14. Que vous ayez pratiqué régulièrement une activité physique avant le diagnostic ou que vous envisagiez de vous y mettre, l'exercice peut vraiment vous aider à vous sentir mieux13,14. Une promenade avec un·e ami·e, danser chez vous au rythme de votre musique préférée ou suivre un cours de yoga régénérateur : tout compte13.
Pour beaucoup de personnes, une activité physique régulière aide à soulager la dépression et l'anxiété et à retrouver le sentiment de contrôle sur leur corps15. Essayez de trouver une activité que vous aimez pratiquer régulièrement et qui s'intègre facilement dans votre routine quotidienne. Et n'oubliez pas : 5 minutes d'activité physique légère par jour valent mieux que pas d'activité physique du tout16.
Pour renforcer votre motivation, il peut être utile de vous fixer de petits objectifs ou défis. Vous pouvez par exemple suivre le nombre de pas que vous faites chaque jour à l'aide d'un bracelet connecté ou simplement vous fixer comme objectif de marcher au moins 20 minutes par jour. Mais n’oubliez pas, évitez de vous mettre trop de pression : écoutez votre corps et assurez-vous auprès de votre équipe soignante que votre routine soit sans risque et adaptée à votre condition physique15.
Pour en savoir plus sur les bienfaits de l'activité physique, cliquez ici.
Travailler et santé mentale
L'idée d'informer vos collègues ou votre employeur de votre maladie vous inquiète ? C'est compréhensible. N'oubliez pas que c'est à vous de décider si vous souhaitez en parler à d'autres personnes. Si vous décidez de le faire, vous devez connaître vos droits. Votre employeur peut être légalement tenu de protéger votre vie privée et de mettre en place des aménagements raisonnables pour vous aider dans votre travail17.
Formation/études et santé mentale
Si vous allez à l'école, à l'université ou dans un autre établissement de formation, vos symptômes peuvent affecter votre capacité à étudier ou à passer des examens18. Il peut être utile de parler à votre professeur principal ou à votre tuteur afin de déterminer le type d'aide que votre établissement peut vous offrir18.
À propos de la IgAN
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Symptômes
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